Yaoundé, 15 juin 2026 (Klein Reporters) – Plusieurs combattants séparatistes ambazoniens ont trouvé la mort ces dernières années dans des incidents où des engins explosifs improvisés (EEI), destinés à viser les forces de sécurité camerounaises, ont explosé prématurément entre leurs mains , selon Klein Reporters et des rapports de sécurité.
L’un de ces épisodes s’est produit récemment à Ayuk-Aba, dans la région du Sud-Ouest.
Des Terroristes ambazoniens ou « Amba Boys » – combattants séparatistes armés – se se sont rendus sur place pour poser un EEI en bord de route Mamfé, visant une patrouille militaire. L’engin a explosé avant le moment prévu, tuant deux combattants sur le coup et en aveuglant puis blessant plusieurs autres. ( Voir image et vidéos Klein Reporters)

Un cas rapporté concerne un jeune homme connu sous le nom de Hillary, alias Hilla, âgé de seulement 25 ans. Selon Klein Reporters, il a été tué par l’explosion de cet engin explosif alors qu’il tentait, avec son groupe, de le placer pour attaquer l’armée.

Ces incidents illustrent les risques inhérents à la fabrication et à la manipulation d’EEI artisanaux par des groupes armés non étatiques dans les régions anglophones du Cameroun, en proie à un conflit séparatiste depuis 2016-2017.

De 2020 à 2026, Klein Reporters a recensé au moins 10 cas similaires où des combattants ambazoniens ont été tués ou grièvement blessés par leurs propres dispositifs explosifs lors de préparatifs d’attaques contre les forces de défense et de sécurité camerounaises . Certains corps de ces Terroristes n’ont jamais été » sortis du lieu de l’incident Terroriste à ce jour… C’est courant » affirme Roly Londell Klein

L’utilisation croissante d’EEI par les séparatistes a été notée par des observateurs humanitaires, avec plus de 130 incidents liés recensés en 2025 seulement dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. Ces engins visent principalement des convois militaires ou des patrouilles, mais provoquent également des victimes civiles et des accidents parmi les poseurs eux-mêmes.

La crise sécuritaire dans les zones anglophones qui oppose les forces gouvernementales camerounaises qui cherchent à restaurer la sécurité à des groupes armés réclamant l’indépendance de l’« Ambazonie », a fait des milliers de morts et déplacé des centaines de milliers de personnes. Les deux parties s’accusent quelques fois mutuellement d’agression , dans un cycle de violence qui continue de déstabiliser les régions concernées.
Aucune confirmation indépendante immédiate n’était disponible pour tous les incidents mentionnés, les zones affectées restant difficiles d’accès pour les journalistes. La persistance de ces événements rappelle que la violence, quelle que soit son origine, continue de laisser derrière elle destruction et pertes humaines. Des appels à un dialogue inclusif se font régulièrement entendre pour mettre fin à cette crise. Cependant l’armée Camerounaise continue de jouer son rôle de sécurisation des biens et des personnes.
Leave a comment