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Une usine de fabrication de fausse monnaie démantelée à Douala : un coup dur porté aux réseaux de contrefaçon

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Une usine de fabrication de fausse monnaie démantelée à Douala : un coup dur porté aux réseaux de contrefaçon

Douala, le 9 juin 2026 – Les forces de sécurité camerounaises ont porté un nouveau coup aux trafiquants de fausse monnaie en démantelant une usine clandestine de production de billets de banque dans la capitale économique du Cameroun. L’opération, menée par la gendarmerie nationale, a permis la saisie d’importantes quantités de faux billets et de matériel sophistiqué d’impression.

Selon des sources concordantes relayées sur les réseaux sociaux et par plusieurs médias locaux, l’atelier était tenu par un ressortissant chinois installé à Douala. L’information a circulé rapidement ce mardi, avec des publications faisant état de la découverte d’une véritable « usine » de fabrication de fausse monnaie, probablement dans un quartier périphérique ou un ancien site industriel de la ville.

Une infrastructure clandestine bien rodéeD’après les premiers éléments, les enquêteurs auraient mis la main sur des imprimantes industrielles de haute qualité, des plaques d’impression, des encres spéciales, du papier sécurisé de type « banknote » et des quantités importantes de billets déjà imprimés, principalement en coupures de 5 000, 10 000 et potentiellement 50 000 FCFA, ainsi que des devises étrangères (euros ou dollars).

Ce type d’usine clandestine permet une production à grande échelle, bien loin des simples ateliers artisanaux qui se contentent de photocopieuses bas de gamme.
Les contrefacteurs reproduiraient avec une relative fidélité les nouveaux billets de la BEAC (Banque des États de l’Afrique Centrale), mis en circulation depuis fin 2022, pourtant dotés de plusieurs niveaux de sécurité (hologrammes, fils métalliques, encres changeantes, motifs invisibles sous lumière UV, etc.). La présence d’un ressortissant asiatique n’est pas une surprise pour les observateurs : plusieurs affaires ces dernières années ont mis en lumière des réseaux impliquant des acteurs chinois ou nigérians, avec des liens transfrontaliers (notamment vers le Nigeria, plaque tournante régionale de la fausse monnaie).

Contexte d’une menace persistante

Cette opération intervient après plusieurs saisies spectaculaires à Douala et dans le pays. En mars 2025, la gendarmerie de Douala II avait déjà confisqué près de 100 millions de FCFA en faux billets cachés sur le toit d’une maison à Bonamoussadi. D’autres affaires ont concerné des dizaines de millions de FCFA saisis à Maroua, à Souza ou encore dans des quartiers comme Nylon et Deido.

La BEAC a régulièrement alerté sur la circulation de ces faux billets, qui déstabilisent l’économie, sapent la confiance dans la monnaie et pénalisent particulièrement les petits commerçants et les changeurs. Malgré les avancées technologiques sur les vrais billets, les faussaires s’adaptent rapidement, parfois en important du matériel professionnel.Enquête en cours et appels à la vigilanceLe ou les suspects interpellés sont actuellement en garde à vue. Les investigations visent à démanteler l’ensemble du réseau : fournisseurs de matériel, distributeurs et complices locaux.

Les autorités n’ont pas encore communiqué officiellement le montant exact saisi ni l’identité des personnes arrêtées, mais une conférence de presse est attendue dans les prochains jours.Le commandant de la légion de gendarmerie concernée a rappelé, comme dans les précédentes affaires, l’importance pour la population de vérifier systématiquement les billets reçus, surtout en grosses coupures ou lors d’échanges nocturnes.
« Un simple comptage sans vérification expose à des pertes importantes », a-t-il souligné dans des déclarations antérieures. Cette nouvelle affaire rappelle que la lutte contre la fausse monnaie reste une priorité sécuritaire et économique pour le Cameroun et la sous-région CEMAC.
Les forces de l’ordre promettent une vigilance accrue, tandis que la BEAC continue de sensibiliser sur les caractéristiques de sécurité des vrais billets.
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