Édition Spéciale à lire absolument. Avec bonus, Pop-corn offert.
Madames , Messieurs bonjour!
L’audience criminelle spéciale de session des 14 et 15 septembre 2026 s’est achevée avec l’audition en examen principal et en contre-interrogatoire du trente-cinquième témoin, le Lieutenant-Colonel Bialo Dieudonné, Chef du Service Central des Recherches Judiciaires de la Gendarmerie Nationale.
Cette déposition intervient 24h après celle du 34e témoin, le Colonel Otoulou Jean-Pierre, demeuré constant dans ses déclarations.
D’une assurance remarquable, sans la moindre hésitation, le 35 e témoin a livré des révélations d’une gravité exceptionnelle.
Le présent compte rendu se veut une réponse ferme à toute tentative de manipulation de l’opinion publique. Il témoigne de mon profond respect à l’égard du peuple camerounais et à nos institutions judiciaires.
Interrogatoire mené par le Commissaire du Gouvernement, le Lieutenant-Colonel Dr Atemengue.
Q/ Vous êtes bien responsable du Service Central de Recherches Judiciaires de la Gendarmerie Nationale ?
R/ Oui.
Q/ Quel était le mode de saisine de votre organe judiciaire ?
R/ Le Service Central de Recherches Judiciaires s’est auto-saisi à la suite de la disparition de Martinez Zogo, et à la suite de la découverte de la dépouille, comme le veulent ses attributions.
Q / Dites au Tribunal quelles étaient vos actions préliminaires et vos constatations ?
R/ Le Service Central de Recherches n’a fait aucune constatation. Il s’est déployé dans une quête environnementale, aussi bien auprès de ses citoyens qu’auprès de la DGSN pour la vidéo, et à la Légion de Gendarmerie du Centre.
Q/ Avez-vous posé des actes dans le cadre de cette procédure ? Si oui, lesquels ?
R/ Le Service Central de Recherches Judiciaires assistait la Légion et a utilsé ses laboratoires pour le cracking de ce que l’on pouvait avoir.
Q/ Le Tribunal, par ma voix, veut savoir si vous avez fait partie de la commission.
R/ Le Service Central de Recherches Judiciaires s’est vu remplacer un membre absent de la commission. L’information a été communiquée au Commissaire du Gouvernement de l’époque.
Q/ Après avoir intégré la commission, avez-vous posé des actes ? Si oui, lesquels ? Veuillez préciser au cas par cas.
R/ Comme structure technique, nous n’avons posé aucun acte.
Q/ Vous êtes de quelle promotion ?
R/ J’appartiens à la promotion du Général de Brigade Abdoulaye Oumarou, EMIA 2002-2005.
Q/ Dites au Tribunal, le Colonel Danwe appartient à quelle promotion ?
R/ Il appartient à la même promotion que moi.
Q/ Mon Colonel, pensez-vous que l’appartenance à cette même promotion aurait pu interférer dans votre jugement au cours de cette enquête ?
R/ Non.
Q/ Vous avez évoqué votre appui au Commandant de Légion. Vous pouvez préciser ?
R/ Il a bénéficié de l’appui infrastructurel et personnel parce que les enquêtes ont été menées au Service Central de Recherche Judiciaire. Matériel à savoir les crackings particulièrement.
Q/ Est-ce que cet appui a permis l’interpellation d’un quelconque accusé ?
R/ Oui.
Q/ Vous pouvez préciser ?
R/ Le nommé Danwe, les personnels impliqués dans cette affaire aujourd’hui accusés, et le DGRE.
Q/ Quels sont les éléments factuels ayant permis l’interpellation de chaque accusé ?
Q/ Concernant Danwe, après un cracking, après recoupement environnemental, il s’est retrouvé avec le rayonnement de son téléphone portable sur l’itinéraire du commando ayant agi. Un compte rendu a été fait au Commandant de Légion. Donc un Commandant de Compagnie posait déjà des actes sur le terrain. Et s’en est suivi l’interpellation des jours d’après.
Le Service Central de Recherche Judiciaire est aussi intervenu lors de l’interpellation de l’Adjudant-Chef Ebo, des deux personnels qui étaient en mission dans le septentrion. Enfin, lors de l’interpellation du DGDGRE.
Q/ Est-ce qu’au cours de cette enquête environnementale vous avez recueilli l’audition d’un quelconque membre de la gendarmerie ?
R/ Le Service Central de Recherche a conduit à l’audition de l’Adjudant-Chef Ngambi, aujourd’hui Lieutenant, chef de poste de la gendarmerie de la poste centrale.
Q/ Est-ce que vous pouvez dire au Tribunal ce qui en est sorti?
R/ Il est auditionné à la suite de la découverte du corps. Il a fait savoir avoir été approché des semaines, voire des mois avant la disparition de Martinez Zogo, par le Colonel Danwe. Le maître mot, c’est qu’il avait été sollicité par cet officier supérieur pour avoir l’aide des gros bras, pour donner une leçon aux disparus. Seulement, il a indiqué dans son audition n’avoir pas donné suite.
Q/ Vous avez décidé avoir remplacé un membre de la commission d’enquête mixte police-gendarmerie. Quelle était son identité et ses raisons?
Q/ Je remplace le Lieutenant-Colonel Ayissi Nanga, Commandant du Groupement de Gendarmerie , car admis à l’École de Guerre.
Autres questions de l’équipe du MP.
Q/ C’est quoi un tracking?
R/ Il consiste à suivre le rayonnement d’une puce téléphonique en fonction des pylônes de communication , dont les itinéraires.
Q/ Est-ce que c’est donc à base de ce mécanisme que vous avez pu prouver les liens avec les commandos?
R/ Deux actions ont permis la convergence avec le Colonel Danwe et les membres du commando. La première est l’itinéraire au niveau de la vidéosurveillance, avec l’enquête environnementale, les recherches ont pu produire les lieux du disparu. La vidéosurveillance a permis l’identification du véhicule de l’intéressé. Ayant identifié le véhicule du Colonel Danwe, lequel confronté au tracking, nous avions constaté une superposition de points.
Q/ Le Colonel Otoulou a évoqué une conversation de Bruno Bidjang . Il s’agissait d’une conversation entre qui et qui ?
R/ Nous avons transmis une capture de conversation WhatsApp. Échange entre Bruno Bidjang et Paul Daisy.
Q/ Vous pouvez traduire ? Je n’ai pas les termes exacts.
Q/ Cette extraction appartenait à quel téléphone?
R/ Le téléphone de Paul Daisy
Q/ Comment l’avez-vous obtenue ?
R/ Par notre enquête du Service Central de Recherches. En cas d’événement, nous sommes toujours approchés par des citoyens qui veulent aider. C’est dans ce cadre-là que nous avons été approchés par Paul Daisy.
Q/ Qui avait dit : « le moment venu on sera sans pitié » ? Qui était l’émetteur ?
R/ C’est Bruno Bidjang qui était l’émetteur.
Q/ Pouvez-vous, dans la mesure du possible, retranscrire le chronogramme de vos appuis dans cette enquête ?
R/ L’appui du Service Central de Recherches s’est manifesté après la découverte de la dépouille de Martinez Zogo. Une audition du Lieutenant Ngambi, les trackings téléphoniques, l’interpellation et quelques auditions.
Monsieur le Président, nous n’avons plus de questions pour ce témoin a conclu le Commissaire du Gouvernement , le Lt. Col Dr. Atemengué Omgba
🔴 Me Esther Zeifman.
Q/ Dites au Tribunal de manière explicite, qu’est-ce que c’est qu’une enquête environnementale ?
R/ Elle est perçue comme recherche de tout indice non enregistré devant contribuer à la manifestation de la vérité. Cette recherche peut se faire en tout milieu.
Q/ Vous avez parlé de cracking devant cette barre. Le Colonel Otoulou a déclaré avant vous, devant cette barre, que Mélissa Amougou a dissimulé un téléphone. A dissimulé un téléphone?
R/ C’est le Service Central de Recherches qui a rendu compte de la fin du rayonnement du téléphone, aussi bien du numéro de téléphone que de l’IMEI.
Q/ Revenant à ce téléphone, quelles sont les dispositions que la commission d’enquête mixte a prises pour que l’enquête ne soit pas souillée par la distraction d’une preuve ?
R/ La commission avait interpellé deux personnes, dont une dame se présentant comme femme de ménage du couple Amougou Belinga, avec un monsieur, lui se présentant comme un proche de cette dame de ménage. Donc la puce avait rayonné dans le téléphone recherché. Son audition a conduit à la femme de ménage.
Concernant Mélissa Amougou Belinga, indexée par sa femme de ménage comme personne ayant remis le téléphone, la commission d’enquête mixte avait sollicité sa présence via les conseils d’Amougou Belinga.
Q/ Pensez-vous que ce téléphone dissimulé, sciemment, aurait pu participer à la manifestation de la vérité ?
R/ Le téléphone est recherché parce que le Lieutenant-Colonel Danwe communique dans l’une de ses auditions un numéro de téléphone appartenant et utilisé par Amougou Belinga. Les crackings ont relevé des rayonnements à divers lieux par son utilisateur. Aussi, le Colonel Danwe avait affirmé avoir transmis une vidéo de la victime via ce téléphone portable. En suivant cette déclaration, il était souhaitable que le téléphone soit mis à notre disposition et contribue à la manifestation de la vérité.Les éléments ont été consignés et soumis à l’attention du Commissaire du Gouvernement de l’époque.
Q/ Vous venez de confirmer que ces éléments ont été consignés. Si l’élément important manque, comment peut-on y remédier ?
Objection de Me Tchujo ( Avocat de Amougou Belinga) estimant que cette question ne mérite pas d’être posée.
Le Tribunal rejette l’objection.
Néanmoins, le témoin a répondu en deux volets:
Premier volet : Je ne peux plus penser à y remédier à la chose.
Deuxième volet : Si la question m’était enquêtér , soit j’interpellais d’autorité Mélissa Amougou Belinga, étant en flagrance, soit je sollicitais l’intervention du Commissaire du Gouvernement de l’époque.
🔴 Me Calvin Job
Q/ Est-ce que vous pouvez confirmer au Tribunal qu’à la suite de la découverte du corps de la victime, l’enquête a été ouverte sous le régime de la flagrance?
R/ Oui.
Ce cadre légal vous permettait de poser tous les actes?
R/ Les articles 103 et suivants nous donnaient toutes les prérogatives.
Q/ Pouvez-vous confirmer que chaque personne impliquée a été uniformément informée de la totalité de ses droits?
R/ L’article 116 alinéa 3 a été lu et chaque feuillet a été signé des personnes entendues.
À la lecture des premiers feuillets on observe bien que les droits ont été évoqués, des réponses apportées dont le rejet de l’assistance ne pouvait provenir que de la personne entendue.
Q/ Y a-t-il eu des demandes de correction?
Effectivement, chaque feuillet de l’audition a été lu et corrigé par chaque personne entendue.
Q/ N’y a-t-il pas eu des menaces, des propos des personnes entendues?
R/ Chacun lisait et comprenait le français. Ils avaient la liberté d’accepter ou de rejeter.
Q/ N’y a-t-il pas eu de promesses?
R/ Qu’est-ce que j’avais pour promettre à ces gens?
Même pas un traitement de faveur?
R/ Aucun traitement de faveur n’a été accordé à aucune personne impliquée.
Q/ Il est ressorti que le Lieutenant-Colonel Danwe a utilisé son téléphone. Ce n’est pas un traitement de faveur?
R/ Il voulait causer avec sa famille, ce qui est un droit qui doit être respecté. D’abord avec son épouse. Seulement, après cet appel, il a été constaté la suppression de certains échanges avec le chef de poste de la gendarmerie de la poste centrale. Les autres fois visaient à faire venir certains de ses personnels, notamment Godje.
Q/ Est-ce que tous les mis en cause ont bénéficié de cette possibilité pendant les gardes à vue?
R/ Après avoir constaté que certains échanges avaient été supprimés, il a été installé une ligne de téléphone pour tout ce qu’ils voulaient, pour causer avec leur famille, amis et connaissances. Cela était fait soit par leur téléphone devant un gendarme, soit par la ligne téléphonique installée.
Q/ Toutes les pièces à conviction ont été formellement mises sous scellé?
R/ Je vais émettre la foi.
Q/ L’itinéraire évoqué était pour les membres du commando?
R/ Il était emprunté par le véhicule de Martinez Zogo. Ce chemin est devenu par la suite une partie du chemin pour les commandos.
Q/ Le Colonel Lotolo a évoqué une vidéo retraçant l’itinéraire du Colonel Danwe qui gardait sa voiture pour se rendre à l’immeuble Ekang. Cette vidéo a fait l’objet d’un scellé?
R/ Oui.
Q/ Vous avez évoqué avoir remplacé le Lieutenant-Colonel Ayissi Nanga de la commission…
Objection de Me Tchoungang qui soulève le fait que le Colonel Bialo n’a jamais fait partie de la commission.
Me Kenmoe rebondit en disant que ce réveil tardif le surprend personne. Le Commissaire du Gouvernement peut décider de remplacer qui il veut, comme il veut, ce sont des actes internes. Les instructions du parquet peuvent être orales ou écrites. Qu’on laisse le témoin dérouler.
Pour Me Claude Asira Monsieur le Président, c’est quand même inquiétant. On a une dame, premier témoin de ce procès, qui vendait les beignets, qu’on a laissée, qu’on a écoutée ici. Mais quand il s’agit d’un témoin, un Colonel Bialo, qui est en train de donner sa version, on veut l’empêcher de parler, c’est impensable. Cette objection doit être rejettée.
Le Tribunal a donc estimé que le Colonel Bialo doit répondre à la question.
Q/ Y avait-il une note des personnes devant composer cette commission d’enquête ?
R/ À la création de la commission, il y avait une note du Commissaire du Gouvernement de l’époque. C’est le parquet qui cote un dossier. Il ne vous communique pas le nom de l’enquêteur par saisine concurrentielle. Si l’unité a mille personnes, il n’indiquera jamais les noms parce que c’est lui qui les assume. La note qui mettait sur pied la commission n’a pas indiqué un nombre de personnes.
Q/ Même les personnes qui dactylographiaient?
R/ Elles faisaient partie de la commission, elles étaient associées.
Q/ Expliquez-nous la logique de votre remplacement.
Elle est mise sur pied par le Président de la République et le Commissaire du Gouvernement met un nombre de personnes. Il n’indique nulle part qu’il y a un nombre déterminé. Mon entrée avait été soumise à l’attention du Commissaire du Gouvernement de l’époque.
Q/ Les 27, 29, 31 janvier 2023 et 8 février, avez-vous assisté aux auditions du Lieutenant-Colonel Danwe ?
R/ Celle du 8 je doute un peu, mais les autres oui.
Q/ Le 29 janvier, le Colonel Danwe a employé le mot « hiérarchie » qui désignait sa hiérarchie?
R/ S on s’en tient à l’organigramme de la DGRE, il s’agit du DG de la DGRE.
Q/ Le 31 janvier 2023, le Colonel Danwe a déclaré que les fonds de financement provenaient de sa structure ?
R/ je crois.
Q/ Avez-vous observé certaines pressions pour mettre en cause son DG ?
R/ Négatif.
Durant les trois auditions, le Colonel Danwe est resté cohérent sur le mobile et la planification de l’enlèvement de Martinez Zogo.
S’agissant du mobile, il a parlé de sa hiérarchie comme commanditaire et la dernière, il ajoute un autre mobile, celui-là provenait d’Amougou Belinga.
Sur la thèse de l’nitiative personnelle, financement de Eko Eko et Amougou Belinga.
Cette variation n’est pas l’objet de pressions exercées parce qu’il y avait même une audition suscitée par lui-même.
Pouvez-vous rappeler au Tribunal laquelle?
R/ La troisième audition il cite Amougou Belinga profitanr de l’instruction de sa hiérarchie, s’en est servi pour augmenter son capital crédit dans cette affaire qui était déjà saisie par Martinez Zogo à la radio.
Q/ Confirmez-vous avoir assisté à l’audition d’Eko Eko le 31 janvier 2023 ?
R/ Affirmatif.
Monsieur Eko a développé une mise en cause circonstanciée de Monsieur Amougou Belinga.
Il a été affirmatif que l’enquête aille demandé à Amougou Belinga et Danwe. Il les a présentés comme les commanditaires du fait de leur amitié matérialisée par une mise sur écoute mise à la disposition de l’enquête.
Q/ Ses déclarations ont été spontanées.
R/ Cette affirmation était spontanée.
Q/ A-t-il réaffirmé la désignation d’Amougou Belinga comme commanditaire ?
R/ Oui.
Q/ Il en ressort des précédents débats que Eko Eko n’a pas été présent à Mfou . Puis il a confirmé qu’il était présent en décembre 2022.
Objection de Me Hosana qui demande qu’on lise ce passage. Cette question a fait l’objet de beaucoup de débats.
Q/ Avez-vous connaissance des traces des échanges entre Amougou Belinga et Danwe venant à corroborer ?
R/ Je n’ai pas souvenance du contenu, mais il y a eu des contacts téléphoniques. Le CD remis indique que Amougou Belinga rappelle son amitié à Eko Eko.
Q/ Les réquisitions ont révélé des échanges entre Danwe et Amougou Belinga?
R/ sans aller dans le détail, oui.
🔴 Me Claude Assira.
Q/: Pouvez-vous dire au Tribunal si d’après vous la commission qui est mise sur pied est un organe que vous n’avez jamais rencontré dans le travail d’enquêteur ?
R/ Le témoin que je suis a une petite connaissance des travaux en commission.
Q/ : Qu’est-ce qui peut justifier la raison d’être d’après vous ?
R/ Nous pouvons indiquer en police judiciaire a pour fondement la sécurité de l’État dont la jonction de certains événements peuvent conduire à la catastrophe.
Q/ Si je vous dis que sa mise en place serait une recherche d’efficacité, serez-vous d’accord avec moi ?
R/ Oui.Selon au terme de l’article 138 alinéa 2 du Code de Procédure Pénal.
Q/ Peut-on indiquer que la présence du Colonel Bialo était nécessaire ?
R/ Oui.
Q/ Peut-on indiquer que dans cette équipe étaient faites des personnes des OPJ ?
R/ Oui.
Q/ Est-ce que la décision du Commissaire du Gouvernement à l’époque qui est habilité à participer à la manifestation de la vérité.
R/ Non.
Q/ Est-ce pertinent de constituer que l’appartenance à une promotion est un avantage ?
R/ Dans le cadre d’une enquête nous sommes dans l’exercice d’une fonction et en tant qu’Officier de Police Judiciaire nous ne saurons accorder de faveur à quiconque. Même mes promos sont justiciables.
Q/ Est-ce que cet événement laisse à penser qu’il était en possession de ses téléphones ?
R/ Il n’était pas en permanence avec ses téléphones sauf quand il en avait besoin, ce qui était un droit.
Q/ Confirmez-vous d’après les événements d’enquête 18h58, 18h52, 18h57, Danwe se trouvait au Carrefour Total Yannick, lieu du début de la traque qui conduira à l’enlèvement de Martinez Zogo ?
Q/ Effectivement il y a été, avant la mise en place du commando ce jour-là.
Q/ Pouvez-vous indiquer au Tribunal les noms et lieux précis qui se trouvent dans le même intervalle que le Colonel Danwe ?
R/ Il y a Ebo Clément, Lenoir, Bakaiwé Godje et Zock.
Q/ Vos investigations ont-elles conclu que ce sont les mêmes qui se retrouvaient sur le même parcours jusqu’au lieu de traitement ?
R/ Parlant de la filature, la vidéosurveillance et les auditions révèlent Daouda et Tongué Nana Stéphane.
Conduite au dépôt de la victime : Ebo, Zock, Lenoir, Bakaiwé et Godje.
Q/ Il y a eu une coupure réseau, à votre connaissance, avez-vous investigué ?
R/ L’enquête à ma connaissance n’a eu aucune coupure réseau quelconque. Cela est justifié dans l’audition des membres du commando. L’Adjudant-chef Ebo qui durant l’opération révèle avoir reçu un appel du Colonel Danwe pour lui dire « le véhicule Prado a été grillé ».
Y a-t-il eu un second commando en dehors de la description que votre parcours vous a révélée ?
R/ Je ne pense pas qu’il y ait eu un deuxième commando. Je m’appuie sur les membres du commando et sur la datation de la mort comme l’indique l’expert.
Q/ Un des commandos vous a dit avoir eu pour inspirateur le DG MOPA ?
R/ Non.
Q/ Avez-vous entendu parler du MINFI ou du Garde des Sceaux ?
R/ Non.
R/ Le nom du RGPR est-il intervenu à un moment dans cette affaire ?
R/ Non.
Q/ Qu’est-ce qui vous donne à savoir que le DG est suspect ?
R/ Nous partons de l’audition de Danwe. Nous ne connaissons pas les protocoles de la DGRE en matière d’opération. Nous avons les membres de la DGRE qui parlent de la préparation avec un exposé PowerPoint. Enfin nous avons la déclaration du DG de la DGRE lui-même qui dit : tout ce qui est cité à l’audio a participé à l’opération de ces faits enregistrés.
J’évite de parler de la vidéo. Toutefois elle a été citée comme élément de connaissance par la hiérarchie.
Q/ Est-ce qu’on peut
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