Cameroun — Dans le cadre des efforts de pacification en cours dans les départements du Ngoketunjia et du Bui, au nord-ouest du Cameroun, une force conjointe composée du 3e Bataillon d’Intervention Rapide (BIR), du CAT et de partenaires a lancé, le 26 avril 2026, une opération ciblée dans la localité de Ndzerem Nyam. L’intervention visait à neutraliser des groupes armés séparatistes, souvent qualifiés de terroristes , dont la présence avait été signalée par les services de renseignement.

Selon des informations obtenues par Klein Reporters, un civil de la région a initialement contacté l’équipe de ce média local pour alerter sur la présence de combattants armés dans la zone. Les contenus de l’échange consultés par l’équipe Klein Reporters indiquent environ un mois de suivi.
Klein Reporters a ensuite transmis ces renseignements aux autorités du bataillon d’intervention rapide, déclenchant le suivi de ces acteurs Terroristes depuis d’autres localités de la région et le déploiement rapide des forces de sécurité jusqu’à NDZEREM.
L’opération, menée après une phase d’infiltration et de ratissage des zones suspectes, a permis de mettre hors d’état de nuire 14 combattants, dont plusieurs figures de la hiérarchie rebelle.

Parmi eux figuraient des individus se présentant comme des faux officiers supérieurs : le « colonel Smart », les « commandants Hassan, Fakui, Fireman » ainsi que « Dangote », décrit comme un artificier actif dans le département du Bui. Ces hommes opéraient sous les ordres de chefs autoproclamés identifiés comme les « généraux Agumou » et « Capo », selon le bilan consulté par Klein Reporters.

Le matériel saisi lors de l’assaut est significatif : six armes de guerre, dont deux fusils AK-47, un FAL, deux fusils Galil et un pistolet Browning, une grenade, quinze chargeurs et plusieurs centaines de munitions de différents calibres.

Les forces ont également récupéré 14 gilets pare-balles, 11 casques lourds et un lot de téléphones portables. Sur place, 38 motos, deux groupes électrogènes et six repères utilisés par les combattants ont été détruits.

Un « important lot de gris-gris » a par ailleurs été découvert. Les autorités militaires insistent sur le fait qu’aucune perte n’a été enregistrée du côté des forces engagées.
L’identification complète des individus neutralisés se poursuit, tandis que les opérations de sécurisation dans la région restent en cours.
Cette intervention s’inscrit dans un contexte de tensions persistantes dans les régions anglophones du Cameroun, où les forces de sécurité mènent régulièrement des opérations contre des groupes armés séparatistes.
Des sources locales ont cependant fait état de préoccupations concernant d’éventuelles victimes civiles collatérales lors de raids similaires, bien que les autorités affirment ici avoir ciblé exclusivement des combattants. Des croisements d’images et des recherches authentique par l’équipe Klein Reporters indiquent que : » Certains personnes qu’on présente comme de civils durant cette opération sont en réalité de acteurs Terroristes et même des proches des acteurs Terroristes vues en activité Terroristes »

Contactée, l’équipe de Klein Reporters a confirmé avoir joué un rôle de relais d’information entre un témoin civil et les autorités compétentes, soulignant l’importance de la notion ARMÉE- NATION, et de la collaboration entre médias locaux, population et forces de défense dans la lutte contre l’insécurité dans le Nord-Ouest.
Les opérations de ratissage se poursuivent dans les départements du Ngoketunjia et du Bui, alors que les autorités appellent la population à collaborer avec les forces de sécurité pour maintenir les gains obtenus en matière de pacification.
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