- Engagements en cours : environ 509,6 milliards FCFA
- Décaissements réalisés : 258,1 milliards FCFA seulement
Ce portefeuille a connu une croissance spectaculaire entre 2021 et 2025, avec une augmentation cumulée de 611,3 milliards FCFA, soit 68,8 % de l’ensemble des engagements de la BAD au Cameroun sur la période.Parmi les projets prioritaires financés ou cofinancés par la BAD figurent notamment :
- La route Edéa-Kribi (tronçon stratégique pour l’accès au port en eau profonde)
- Le corridor économique Douala-Ndjamena (section Ngaoundéré-Garoua notamment)
- Diverses réhabilitations et bitumages dans les régions de l’Extrême-Nord, de l’Adamaoua et du Nord-Ouest
- Des projets de transport multimodal et de facilitation du commerce transfrontalier
Malgré ces montants importants, plusieurs chantiers souffrent de retards récurrents, de décaissements lents et de difficultés dans la passation des marchés ou le règlement des entreprises. Ces blocages ont été au centre des discussions entre le ministre des Travaux publics Emmanuel Nganou Djoumessi (ou son représentant) et la délégation de la BAD conduite par le responsable pays.À l’issue des échanges, les deux parties ont arrêté une feuille de route corrective qui inclut :
- Un renforcement des capacités des unités de gestion de projets au Mintp
- Une meilleure anticipation des paiements aux entreprises
- Une simplification et une accélération des procédures administratives et de décaissement
- Un suivi mensuel renforcé des chantiers prioritaires
Le ministère des Travaux publics s’est engagé à améliorer sensiblement le taux d’exécution au cours des prochains trimestres, afin de justifier les financements massifs déjà signés et d’éviter tout risque de déprogrammation ou de réaffectation des fonds par la BAD.Pour le Cameroun, accélérer ces projets n’est pas seulement une question de respect des engagements contractuels : il s’agit aussi d’un enjeu majeur de désenclavement économique, de réduction des coûts de transport et de compétitivité régionale, dans un contexte où les infrastructures routières restent un goulot d’étranglement structurel.Reste à voir si les mesures arrêtées permettront réellement de passer de la promesse à la réalisation concrète sur le terrain.Par Équipe Infrastructures & Développement
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