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Les États-Unis sur le point de conclure un accord avec le Mali pour reprendre les survols de renseignement

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Dakar/Bamako, 9 mars 2026 (Klein Reporters) – Washington et Bamako sont tout proches de finaliser un accord qui autoriserait à nouveau les avions et drones américains à survoler le territoire malien pour des missions de collecte de renseignements, selon des sources officielles américaines citées par Reuters.

Un responsable américain actuel et un ancien haut fonctionnaire proche des négociations ont confirmé que les discussions avancent rapidement.

L’objectif principal : restaurer une capacité de surveillance aérienne sur les vastes zones du Mali où les groupes jihadistes affiliés à Al-Qaïda, en particulier le JNIM (Jama’at Nusrat al-Islam wal-Muslimin), gagnent du terrain depuis plusieurs mois.Ce revirement diplomatique fait suite à un geste concret de Washington fin février 2026 : la levée des sanctions américaines visant trois hauts responsables maliens, dont le ministre de la Défense, accusés auparavant de liens avec les mercenaires russes (ex-Wagner, aujourd’hui Africa Corps).

Cette mesure était une exigence clé de Bamako pour relancer toute forme de coopération.

« Les États-Unis espèrent que cet accord permettra au Mali d’accorder l’autorisation de survols ISR (Intelligence, Surveillance, Reconnaissance) sur son territoire », a expliqué l’une des sources. Ces missions, menées par des appareils sans pilote ou des avions pilotés, visent à fournir des données précises sur les mouvements jihadistes, dans un contexte où les États-Unis ont perdu l’accès à des bases similaires au Niger ces dernières années.

Le Mali, dirigé par une junte militaire depuis 2020, avait rompu avec la France et ses partenaires occidentaux traditionnels, se tournant vers la Russie pour son soutien sécuritaire. Cependant, la montée en puissance des attaques terroristes – malgré l’arrivée de drones turcs Bayraktar et de conseillers russes – semble pousser les autorités maliennes à diversifier leurs partenariats.Du côté américain, l’administration Trump privilégie une approche pragmatique : prioriser la lutte antiterroriste plutôt que les critiques sur la gouvernance des juntes au Sahel.

Des visites récentes de hauts responsables, comme celle de Nick Checker (Bureau des affaires africaines du Département d’État) à Bamako début février, ont posé les bases de ce rapprochement.Aucun calendrier précis n’a été communiqué pour la signature formelle de l’accord, mais les sources indiquent qu’il pourrait intervenir dans les prochaines semaines. Ni le gouvernement malien ni le Département d’État américain n’ont fait de commentaire officiel à ce stade.Cet éventuel deal s’inscrit dans un contexte régional tendu : les jihadistes multiplient les offensives au Mali central et nord, menaçant les frontières avec le Burkina Faso et le Niger (membres de l’Alliance des États du Sahel). Il pourrait aussi marquer un rééquilibrage des influences étrangères au Sahel, où la Russie reste un partenaire majeur de Bamako.Pour l’instant, l’information reste « off the record » et repose sur des fuites diplomatiques, mais sa publication par Reuters – agence de référence – lui confère une forte crédibilité.

Des observateurs estiment que cet accord, s’il se concrétise, représenterait un tournant majeur dans la politique américaine en Afrique de

 

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