En 2025, le Cameroun a connu une très forte augmentation des victimes d’engins explosifs improvisés (EEI) : 99 personnes touchées contre 19 en 2024, soit une hausse de 421 %.Les régions les plus affectées sont :
- Nord-Ouest : 36 victimes
- Extrême-Nord : 33 victimes
- Sud-Ouest : 30 victimes
Ces engins touchent aussi bien les civils que les forces de défense et de sécurité. Les EEI sont devenus l’arme privilégiée des groupes armés dans ces zones :
- groupes séparatistes dans les régions anglophones (Nord-Ouest et Sud-Ouest)
- Boko Haram dans l’Extrême-Nord
Face à cette menace croissante, la Commission nationale de lutte contre les EEI (créée en 2022) recommande notamment :
- Mieux équiper les forces de sécurité en matériel de détection et de neutralisation
- Renforcer la coordination nationale et transfrontalière (surtout contre les réseaux d’approvisionnement en explosifs)
- Améliorer la prise en charge médicale et le soutien psychosocial des victimes et des forces de sécurité
Le Cameroun bénéficie du soutien de :
- l’ONU (notamment UNMAS, certification de formation obtenue)
- la France et les États-Unis (formation et équipement)
- la FMM (Force multinationale mixte) et la MINUSCA
Le pays dispose déjà d’un laboratoire spécialisé, d’équipes formées et d’équipements dédiés. Les autorités insistent sur la nécessité d’une adaptation permanente face à l’évolution des tactiques des groupes armés, d’un renforcement continu des capacités et d’une meilleure sensibilisation des populations.
Roly Londell Klein
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