Par CNN
« ‘You escape, or you die’: African men say Russia duped them into fighting in Ukraine »Lien : https://www.cnn.com/2026/02/04/africa/russia-african-recruits-military-ukraine-intl-cm
Six mois plus tôt, Anne Ndarua a vu son fils unique, Francis Ndung’u Ndarua, partir en Russie avec la promesse d’un emploi d’ingénieur électricien. Selon elle, il a été forcé de suivre une formation militaire une fois sur place. Il a été déployé en Ukraine après seulement trois semaines d’entraînement de base. Francis fait partie d’un nombre croissant d’Africains qui combattent pour la Russie en Ukraine (chiffres exacts inconnus). L’enquête de CNN révèle de nouveaux détails sur les tactiques de recrutement des agents russes en Afrique, exposant les promesses alléchantes faites aux chercheurs d’emploi et la dure réalité : service militaire forcé et combats sanglants en première ligne. CNN a examiné des centaines de conversations sur messagerie, contrats militaires, visas, billets d’avion, réservations d’hôtel, et recueilli des témoignages directs de combattants africains en Ukraine. Témoignages de recrues africaines CNN a interrogé 12 combattants africains encore en Ukraine (Ghana, Nigeria, Kenya, Ouganda). Presque tous (sauf un) veulent désespérément partir. Ils décrivent :Des offres d’emplois civils (chauffeurs, agents de sécurité, etc.)
Une fois en Russie : confiscation des téléphones, signature forcée de contrats militaires (souvent en russe, sans compréhension)
Entraînement minimal (parfois 3 semaines seulement)
Déploiement rapide sur le front
Racisme de la part de commandants russes
Salaires non payés ou très en retard
Blessures graves, pertes massives, absence de voie de sortie (« tu t’échappes ou tu meurs »)
Exemples cités :Un Kényan (Patrick Kwoba) montre son matricule militaire russe ; il n’a eu que 3 semaines d’entraînement avant le front.
Un autre a perdu l’usage partiel d’une main et souffre de problèmes de colonne vertébrale après une attaque de drone ukrainien ; un médecin russe lui a dit qu’ils ne s’intéressaient qu’aux « deux doigts pour tirer ».
Un recrue raconte avoir appris à assembler des drones FPV mais n’a jamais pu les piloter avant d’être envoyé au front.
Plusieurs gouvernements africains (Botswana, Ouganda, Afrique du Sud, Kenya) reconnaissent l’ampleur du problème.
Le Kenya estime que des centaines de ses ressortissants ont été piégés de cette manière.
L’Ukraine rapporte que plus de 1 400 citoyens de 36 pays africains combattent actuellement pour la Russie.
La Russie fait face à une pénurie de recrues russes et intensifie le recrutement à l’étranger via des intermédiaires, réseaux sociaux, agences d’emploi douteuses et promesses de citoyenneté russe, gros salaires ou emplois sécurisés.
L’enquête met en lumière un système de recrutement qui transforme des chercheurs d’emploi en chair à canon, avec très peu de chances de retour. Les rares qui survivent décrivent un enfer marqué par la tromperie, la violence et l’absence de recours.
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