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États-Unis : Expulsion secrète de neuf personnes non camerounaises vers le Cameroun – Yaoundé en détention depuis un mois

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Par Klein Reporters, Yaoundé, le 16 février 2026 – Des révélations publiées par le quotidien américain The New York Times font état d’une opération d’expulsion secrète menée par l’administration Trump le 14 janvier 2026.
Neuf individus, originaires d’autres pays africains et bénéficiant de protections judiciaires aux États-Unis, ont été acheminés vers le Cameroun sans que Yaoundé n’ait rendu public un quelconque accord bilatéral en la matière. Ces personnes sont détenues depuis leur arrivée dans un centre gouvernemental à la capitale camerounaise.
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Selon un reportage exclusif du New York Times publié le 14 février 2026 et repris par plusieurs agences internationales dont Reuters puis Klein Reporters , l’administration américaine a organisé un vol spécial du Department of Homeland Security (DHS) au départ d’Alexandria, en Louisiane. Les neuf personnes concernées – dont aucune n’est de nationalité camerounaise – ont été menottées et enchaînées à bord de l’appareil. La plupart d’entre elles ignoraient leur destination finale jusqu’au décollage.
Ces individus bénéficiaient, pour la majorité, d’ordonnances judiciaires américaines interdisant leur renvoi vers leurs pays d’origine en raison de risques de persécution, de guerre ou de torture (procédures connues sous les termes « withholding of removal » ou protections assimilées). Au lieu d’un retour direct, ils ont été dirigés vers un pays tiers : le Cameroun.
À leur arrivée à Yaoundé, les neuf personnes ont été placées dans un compound étatique où elles se trouvent toujours, soit plus d’un mois après les faits. Selon leurs avocats et des témoignages recueillis par la presse américaine, les autorités locales leur auraient indiqué qu’elles ne pourraient quitter les lieux qu’en acceptant un rapatriement volontaire vers leurs pays d’origine respectifs. Ni le Département d’État américain ni le ministère camerounais des Relations extérieures n’ont, à ce jour, confirmé ou infirmé l’existence d’un accord formel autorisant de telles expulsions de ressortissants tiers. Cette opération s’inscrit dans une stratégie plus large de l’administration Trump visant à contourner les protections judiciaires par le recours à des pays tiers, une pratique qui soulève des interrogations sur le respect du principe international de non-refoulement.
Du côté camerounais, aucune communication officielle n’a été faite sur cette affaire. Le gouvernement de la République, attaché à la souveraineté nationale et au respect des conventions internationales en matière de migration, suit avec la plus grande attention ces développements. Toute coopération en matière migratoire doit s’inscrire dans le cadre du droit et du respect mutuel entre États.
Les organisations de défense des droits humains et les avocats des intéressés dénoncent une violation potentielle des droits fondamentaux et appellent à une enquête transparente sur les conditions de détention et les motifs de cette mesure.
Klein Reporters, reste attentif à toute évolution de ce dossier et continuera à informer l’opinion nationale et internationale sur les implications pour le Cameroun.
Roly Londell Klein
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