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PAD, TENSION ET ANALYSE KLEIN REPORTERS

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Au Port Autonome de Douala (PAD), la situation actuelle est marquée par une crise majeure de gouvernance autour du contrat d’inspection non intrusive (scanning) des marchandises. Depuis le 1er janvier 2026, le Directeur général Cyrus Ngo’o a mis fin au partenariat avec la société suisse SGS (en place depuis 2015) et a confié les opérations à l’opérateur camerounais Transatlantic D SA. Cette transition vise à élargir le scanning à toutes les marchandises (import, export, transit) pour renforcer la sécurité nationale et la souveraineté portuaire, au-delà des seuls enjeux douaniers.

Le Ministère des Finances (Minfi), dirigé par Louis Paul Motazé, conteste cette décision et exige le maintien de SGS, arguant que le contrat court jusqu’en 2032 (début effectif des opérations en 2022).

Cela a provoqué des perturbations : activités de SGS limitées, ajustements procéduraux, nouveaux délais pour les importateurs/exportateurs/transitaires, et confusion administrative sur les paiements et les systèmes.

Évolution récente : fin janvier 2026, un document attribué à la Présidence (circulé le 28 janvier) indique une orientation claire pour le retrait définitif de SGS et la mise en œuvre complète du nouveau dispositif avec Transatlantic D

Des réunions de crise ont eu lieu (Présidence le 21 janvier, Primature le 29 janvier), reflétant l’arbitrage au plus haut niveau.

Analyse des tensions : Lutte de pouvoir : bras de fer entre le DG du PAD (réformes, souveraineté) et le Minfi (protection des recettes douanières, considérées comme régaliennes)

Enjeux plus larges : cela s’inscrit dans des guerres de clans au sommet de l’État, des réformes portuaires (modernisation, reprise de contrôle sur des activités autrefois déléguées à des étrangers) et des soupçons récurrents de corruption ou de détournements (ex. : affaires passées impliquant le DG Cyrus Ngo’o)

Conséquences économiques : risque de ralentissement du trafic au principal port du Cameroun (95 % du trafic national, poumon de la CEMAC), avec impacts sur les chaînes logistiques et les pays enclavés (Tchad, RCA).

Aucune enquête judiciaire nouvelle n’est publiquement liée à cet épisode précis, mais le climat reste tendu et les positions institutionnelles encore divergentes début février 2026. Le PAD présente la réforme comme une avancée stratégique pour la performance et la sécurité.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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