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João Lourenço, président en exercice de l’Union africaine, exige la libération immédiate de Mohamed Bazoum et de Domingos Simões Pereira

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Lors de la traditionnelle réception des vœux du Nouvel An organisée au Pavillon protocolaire de la Présidence de la République à Luanda, le président angolais João Lourenço a tenu un discours ferme contre la multiplication des coups d’État en Afrique et les détentions prolongées de dirigeants élus.Devant le corps diplomatique accrédité en Angola, le chef de l’État – qui assure également la présidence tournante de l’Union africaine – a exigé la « libération immédiate et inconditionnelle » de deux figures politiques majeures : l’ancien président nigérien Mohamed Bazoum, renversé par un coup d’État militaire le 26 juillet 2023 et toujours retenu en captivité, ainsi que Domingos Simões Pereira, président du PAIGC (Parti africain pour l’indépendance de la Guinée et du Cap-Vert) et détenu depuis plusieurs mois en Guinée-Bissau dans le cadre de tensions politiques internes.« La détention prolongée de dirigeants civils démocratiquement élus constitue un recul grave pour l’État de droit et la gouvernance démocratique sur notre continent », a déclaré João Lourenço, dénonçant ce qu’il qualifie de « banalisation des prises de pouvoir anticonstitutionnelles ». Il a rappelé que ces pratiques fragilisent la stabilité régionale, sapent la confiance des populations et compromettent les efforts collectifs de l’Union africaine pour promouvoir la paix et la démocratie.Mohamed Bazoum, toujours considéré par une grande partie de la communauté internationale comme le président légitime du Niger, est retenu depuis plus de deux ans et demi dans des conditions souvent dénoncées comme inhumaines par les organisations de défense des droits humains. Quant à Domingos Simões Pereira, principal opposant au pouvoir en place en Guinée-Bissau, sa détention est perçue par ses partisans comme une manœuvre visant à l’écarter de la scène politique.Ce double appel de João Lourenço intervient dans un contexte où l’Angola cherche à consolider son rôle de médiateur et de promoteur du constitutionnalisme en Afrique. En tant que président en exercice de l’UA, le chef de l’État angolais multiplie les prises de position tranchées sur les crises institutionnelles, après avoir déjà joué un rôle discret mais important dans plusieurs médiations régionales.À Luanda, on souligne que cet appel n’est pas isolé : il s’inscrit dans une ligne de défense constante des principes démocratiques, même si certains observateurs estiment que l’Angola pourrait être plus ferme encore sur d’autres dossiers sensibles du continent.Ni Niamey ni Bissau n’ont réagi officiellement à cette déclaration au moment de boucler cet article. Toutefois, l’intervention de João Lourenço pourrait relancer les pressions diplomatiques sur les deux juntes et autorités concernées.

Klein Reporters

 

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